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Chez vous, comment poser des gonds de volet efficacement ?

Open wooden shutter on a rustic building wall.

À quand remonte la dernière fois que vous avez forcé sur un volet qui résistait, coincé contre le rebord de la fenêtre parce qu’un gond avait lâché du terrain ? Pas besoin d’être charpentier de père en fils pour changer un gond, mais une fausse mesure, un trou mal nettoyé, et vous vous retrouvez avec un battant bancal en moins de deux. C’est pas sorcier, mais c’est technique. Et surtout, c’est là que se joue la pérennité de vos volets. Rater la pose gond volet, c’est s’assurer des grincements, des frottements et des retouches tous les six mois.

Préparer le terrain : la liste du matos indispensable

Avant de sortir le perforateur, posez tout ce dont vous aurez besoin. Un chantier bien organisé, c’est déjà la moitié du boulot dans la poche. Quand on parle de pose gond volet, chaque outil a son rôle, et en oublier un, c’est s’exposer à devoir redescendre de l’échelle en pleine opération.

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L'inventaire technique avant de percer

Certains croient qu’un tournevis et un marteau suffisent. Erreur. Sur une façade ancienne ou en pierre, vous avez besoin de matériel fiable. Le choix du gond lui-même dépend du support : bois tendre, brique pleine, pierre meulière, chacun impose une méthode de fixation différente. Et si vous voulez éviter de tout reprendre dans six mois, la précision commence avant le premier trou.

Pour assurer la solidité de votre installation sur le long terme, une pose gond volet doit être réalisée avec une précision mathématique. Un outil en moins, c’est un compromis sur la qualité. Et sur un élément soumis à des milliers d’ouvertures et fermetures, chaque compromis se paye tôt ou tard.

Mesures et traçage : l'étape où on ne rigole pas

Le traçage, c’est l’étape qu’on sous-estime. On pense : « Un centimètre de décalage, ça passera ». Non. Même 3 mm peuvent provoquer un frottement permanent. Commencez par poser le volet à son emplacement exact, maintenu par un assistant ou par des cales solides. Utilisez une cale d’épaisseur identique au jeu souhaité entre le volet et le mur pour garantir un alignement parfait.

Reportez ensuite les axes des pentures sur la façade. Utilisez un crayon fin, pas un feutre. Et surtout : vérifiez l’aplomb avec le niveau, à la fois sur le volet et sur le tracé. Un gond mal aligné, c’est un volet qui tire, qui force sur les charnières, et qui finit par arracher le mur avec le temps. Les erreurs les plus fréquentes ? Un trou haut ou bas de quelques millimètres, ou l’un des deux gonds pas tout à fait vertical. Dans les deux cas, le résultat est le même : un battant qui coince.

Les différentes techniques selon votre façade

Il n’existe pas une méthode universelle pour fixer un gond. Le choix dépend de trois facteurs : la nature du support, l’ancienneté de la construction, et le type de volet (bois, PVC, métal). Chaque technique a ses forces, ses limites, et son temps de mise en œuvre.

Le scellement chimique pour la pierre brute

Sur une façade en pierre de taille ou en moellon, c’est la méthode la plus fiable. Le scellement chimique, à base de résine époxy ou polyester, pénètre les microfissures du matériau et crée une liaison mécanique extrêmement solide. Il résiste aux efforts de traction et aux variations thermiques. Idéal pour les bâtiments anciens où les trous peuvent être irréguliers.

Les gonds à visser pour le gain de temps

Sur du béton cellulaire, du parpaing armé ou du bois dur, les gonds à visser directement sont une option rapide. Ils nécessitent des chevilles expansives adaptées au support. Attention toutefois : si le couple de serrage est mal maîtrisé, on peut arracher la matière ou tordre la tige. Cette méthode convient mieux aux constructions récentes, où la stabilité du support est garantie.

Le mortier rapide : la méthode traditionnelle

Le mortier prompt, ou ciment rapide, reste une solution courante. Il est moins cher que la résine chimique, mais demande une exécution rapide. Une fois mélangé, vous avez entre 5 et 10 minutes pour tout mettre en place. Moins souple que la chimie, il peut se fissurer avec le temps, surtout si le trou n’a pas été correctement humidifié ou dépoussiéré.

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Type de supportAvantagesInconvénientsTemps de séchage moyen
Pierre, moellonTrès haute résistance, adaptation aux trous irréguliersCoût élevé, manipulation délicate24 heures
Béton, parpaingRapide, accessible, pas besoin de matériel spécialiséSensible aux mauvaises conditions d’application12 heures
Bois dur, ossatureMontage immédiat, réglableMoins adapté aux charges lourdes ou aux environnements humidesImmédiat

Pas à pas : réussir son scellement du premier coup

On passe à l’acte. Vous avez tracé, vérifié, tout est prêt. Ne vous précipitez pas. Un scellement réussi, c’est une question de rigueur, pas de vitesse. Chaque détail compte.

Forage et nettoyage du trou

Commencez par percer au bon diamètre, en suivant strictement les recommandations du fabricant du gond. Un trou trop large, et la résine ne tiendra pas. Un trou trop petit, et vous ne pourrez pas insérer le goujon. Ensuite, nettoyez méticuleusement. Utilisez une brosse métallique, puis une soufflette ou une pompe à poussière. Aucune trace de poussière, aucun débris. Sans propreté, l’accroche est nulle, même avec la meilleure résine du marché.

Injection et mise en place du gond

Injectez la résine ou le mortier à l’aide d’une seringue ou d’un pistolet, en commençant par le fond du trou. Remplissez à 70-80 % pour éviter les bulles d’air. Enfoncez ensuite le goujon ou le gond directement dans le trou, en le maintenant bien droit. Utilisez des cales ou un serre-joint pour le maintenir en position. Pas de mouvement pendant la prise.

Le temps de repos obligatoire

La tentation est grande de vouloir suspendre le volet tout de suite. Résistez. Même si le produit semble durci en surface, la liaison interne n’est pas complète. Respectez scrupuleusement les temps de séchage indiqués. Pour les résines chimiques, cela peut aller jusqu’à 24 heures. Chargez trop tôt, et vous risquez un arrachement complet.

Réglages et finitions pour un alignement parfait

Une fois le gond bien scellé, le volet posé, ce n’est pas fini. L’alignement parfait, c’est souvent dans les réglages fins qu’on l’obtient.

Corriger le jeu après installation

Si le volet penche légèrement ou frotte, vérifiez d’abord si vos gonds sont réglables. Beaucoup permettent un ajustement en hauteur, en profondeur ou en inclinaison. Utilisez une clé dynamométrique pour ne pas forcer. Parfois, une simple rondelle de friction ou un petit décalage d’un millimètre suffisent à corriger le jeu.

Étanchéité et esthétique du scellement

Pour éviter les infiltrations d’eau derrière le gond - source de gel, de corrosion et de dégradation du mur -, rebouchez les joints avec un mortier fin ou un mastic d’étanchéité adapté. Travaillez proprement. L’esthétique compte, surtout en façade. Un scellement bâclé, c’est un point faible visible et vulnérable.

L'entretien pour éviter les grincements

Un gond bien posé, c’est bien. Un gond bien entretenu, c’est mieux. Une fois par an, graissez l’axe avec une graisse au lithium ou un lubrifiant spécifique pour quincaillerie extérieure. Évitez l’huile classique, qui attire la poussière et finit par former une pâte abrasive. Une bonne lubrification, c’est la clé pour éviter les grincements et l’usure prématurée.

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Prévenir la rouille et le grippage

Les gonds sont exposés aux intempéries toute l’année. Même en inox ou en aluminium, ils peuvent souffrir de corrosion localisée, surtout si l’eau stagne. Un petit coup de pinceau avec un produit hydrofuge ou un traitement anti-humidité une fois par an, ça change tout. Sur les gonds métalliques peints, vérifiez l’état de la peinture et retouchez au moindre écaillage. Une protection bâclée, c’est une porte ouverte à la rouille, au grippage, et à l’effondrement du système de fixation.

L'essentiel à retenir


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